dimanche 14 décembre 2008

Les montagnes de Dharamsala sous le ciel clair de decembre...

Un taxi local pour jeunes tibetains rentrant a la maison pour 2 mois de vacances! Vivement!

Petite soeur, Dolma Langsay (16 ans), petit frere Tenzin Tseten (11 ans) et moi!

Quatre generations de femmes!

Un monastere tibetain (excusez l'angle!) a Bir

Ma Ama-la, mon petit frere tibetain en route vers le village familial, Bir...

Retour aux sources Dharamsala, mere-montagne

Mc Loed, Mc Loed...

Je reviens d'un souper tout a fait sympa, avec ma maman, dans un petit resto italien (aubergines en sauces, pates et mousse au chocolat pour dessert!) de Mc Loed Ganj... une ambiance orangee, avec de la musique genre Marley et Cold Play... ouais, je me prepare a rentrer! C'est le genre de plaisirs modernes et plus occidentaux qu'indiens que peut nous offrir cette petite cite perchee dans les montagnes de Dharamsala...

Mais bon, mon sejour ne se resume pas en restos et musique de hippie! Nous sommes arrives avant-hier au petit matin encore tout noir, apres une nuit de brassage continu et de frigorification (j'exagere un peu!) dans un autobus tres confortable (vraiment!) qui nous a mene de Delhi a Dharamsala en 12 heures de routes longues et sinueuses, avec, en prime, et pour mon grand plaisir d'aventuriere, deux arrets dans ces genres de resto-stop a l'indienne. On debarque alors, avec plusieurs autres bus, dans ces restos a ciel ouvert, musique indienne a fond, avec ces hommes qui crient "chai, chai, chai" ou encore le menu du jour a qui veut bien l'entendre (ou pas!), avec ces tables qui se fournissent et se desserrent a une vitesse effrenee, de la poussiere et des odeurs, bref, tout un reveil ebourriffe apres quelques heures endormies de bus!

Les bras ouverts de McLoed
Md Loed nous accueille a 6 heures du mat... Cette petite ville est une institution en termes tibetains d'exil: c'est la ville-hotesse de la residence permanente du Dalai Lama en exil, ville-mere de nombre de regugies tibetains, lieu touristique ou les curieux et les fervents affluent (beaucoup moins maintenant a l'approche de l'hiver et suite aux tensions de Mumbai...). Apres installation et quelques heures de sommeil, nous marchons un peu et maman veut visiter un autre petit hotel, juste pour voir. Le jeune homme qui nous fait la visite se revele etre un petit personnage bien sympathique et devient un ami, presque, tres rapidement. Toujours de bonne humeur, il dit qu'il ne lui est jamais rien arrive de mal si bien que meme en temps que receptionniste d'un hotel, il ne ressent pas le besoin connaitre le numero de la police, parce qu'il se fit a sa "supreme police" dit-il, en pointant un portrait d'un dieu hindou... Le petit Krishana, ainsi illustre, semble bien endormi, suis-je alors a lui repliquer... Eh bien, non, me dit-il, car son 3e oeil est bien ouvert! Il est suppose nous faire visiter son village voisin dans les prochains jours!


Retrouvailles avec ma famille tibetaine
Et, pour ceux qui ne le savient pas, j'ai deja passe trois mois dans une famille tibetaine de la communaute de Dharamsala (ou McLoed). Ainsi, j'ai communique avec eux auparavant pour leur avertir de ma visite. A notre premier matin, donc, il s'avere que ma "maman" tibetaine (Ama-la) est allee voir ses courriels, tout a fait par hasard et m'a ecrit en me donnant son no de tel. Eh bien, je l'apppelle, pour me rendre compte qu'elle est a quelques metres de moi... elle qui est demenagee a Delhi pour y travailler et qui n'est de passage ici que pour quelques jours! Maman et moi la rencontrons et decidons d'aller passer la journee du lendemain dans son village natal de Bir, a 2 heures de McLoed. Journee d'hier et d'aujourd'hui, a passer du bon temps avec la famille, frere et soeur tibetains, puis grand-mere, cousins, etc.. Les petits ont change et vieillis avec grace et intelligence! Wow!!! Quand je demande a ma mere d'accueil si elle a encore l'espoir d'un Tibet libre et independant, mon petit frere, qui est assis tout pres, repond plus vite que possible, un OUI enthousiaste! Du haut de ses 11 ans, il est heureux qu'Obama ait gagne et il reve de devenir un comptable pour le gouvernement tibetain en exil, ou encore pour le Tibet libre!

Plus tard, au retour de notre coucher a Bir, je vais voir mon ami Munna du depanneur voisin de ma famille, ou j'ai jadis passe des heures a discuter religion, culture, vie en buvant des thes et fumant des bidies... Par encore une fois une petite magie de la vie, nous nous croisons alors qu'il desencd vers la ville et que j'arrive vers chez lui - a quelques dizaines de secondes pres, nous aurions rate nos retrouvailles! Nous descendons donc prendre petite biere en ville, discuter de ce qui a change et ce qui n'a pas change (lui qui me rappelle toujours combien rien ne change dans son coin...)

Alors, voila, les souvenirs se juxtaposent au present, ma maman pour vrai rencontre ma maman tibetaine, on voit la vie en mode retrospective... pour finalement se preparer, en prospective, a revenir a la maison. Revenir a la maison. Deja?! Enfin! Bientot!

Je vous embrasse, et dans cet elan de poesie, vous laisse avec ces mots de Hippie Marley, qui ont resonnes ce soir... Emancipate yourself from mental slavery None but ourselves can free our mind...

A tres bientot!

mercredi 10 décembre 2008

Main a la pate, orteils a la mer, regard vers montagnes et sourire aux levres

Wow! Un peu plus d'une semaine derniere nous, au Kerala... Les photos ci-dessous en disent un peu sur le periple.

Chaque etat indien a ses particuliratites, sa culture sociale, culinaire, langagiere, artistique, sa geographie... Au Kerala, nous avons senti que les gens, generalement plus a l'aise financierement que dans d'autres etats du Sud, ont l'esprit plus tranquille. Ils se disent eux-memes bons vivants, calmes, surement moins irrites par la pollution et la congestion d'autres regions plus habitees, plus urbaines! On peut partager autant de sourires que voulus avec les femmes de l'Inde - et du Kerala, surtout!

Ici, on parle le malayalam, une langue, parait-il, qui contient 72 sons possibles ; c'est tout a fait charmant a entendre. Et avec leur tete dodelinante de droite a gauche, a l'indienne, pour toute raison, comme pour nous rappeller a quel point ils sont relaxe, tranquilles!

***
Avons passe trois jours a Kochi, dans un guest house au coeur d'un quartier residentiel, maison avec un jardin interieur immense et luxuriant, des cocotiers, des corbeaux et des moustiques!!! Puis, nous avons tranquillement descendu vers le Sud, en passant par Allepey, Kollam et Varkala. A Varkala, dans ce coin de pays presque fabrique pour le tourisme, et ce depuis que quelques annees seulement, nous avons plonge dans la mer d'Arabie... une mer absolument salee, reconfortante et chaude! Eh oui merde, j'ai porte, comme les autres touristes, le bikini (tres austere, toutefois!) sur une plage indienne! Qui aurait cru que j'aurais pu me porter a un geste si insense, culturellement parlant! Ah, je suis en paix avec cela, la baignade en valait tellement le coup et tant pis pour ces quelques hommes qui, a tout coup, sont la pour observer le spectacle! Sacree Inde!

A Varkala, un matin, nous avons vu la peche traditionnelle... Une vingtaine d'hommes, dix de chaque cote, tiraient un filet immense, allant jusqu'a plus d'une quinzaine de metres dans la mer, un peu comme le jeu du souc a la corde, avec des cris d'encouragement, un rythme communal, une energie de labeur cooperatif! A leur invitation, suite a nos regards curieux, nous sommes allees tirer avec eux ; avec nos belles jupes de soie, nous avons prete nos mains au travail... pour finalement voir sortir, de ce travail plutot intense, une bonne centaines de petits poissons (seulement!). Je ne suis pas certaine que cette pratique vise la vente ; en fait, ils se divisaient le poisson une fois le fruit recolte... Vive la cooperation!

Cette Inde incroyable nous rappelle a la vie grandeur humain ; a ce qu'il y a derriere le poisson consomme, la corde a base de fil de noix de coco qu[on peut trouver un peu partout (avons vu les differentes etapes manuelles de concoction de ces cordes: trempage des noix pour 6 mois ; effilochage, tissage, le tout fait par des villageois, de chez eux), a ce qu'il y a derriere les batiments construits (les edifices, construits souvent sans machine, toutes les briques, le ciment etant faits et transportes a la main, lentement, slowly, slowly, a l'indienne... meme les lignes peinturees sur les routes et trottoirs sont peintes a la main!), et derriere ces planchers laves a la main (avec un simple linge) par cet employe de notre hotel de Delhi!!!

L'Inde rappelle aussi au sens sacre, a la devotion - voir la photo sur la visite de l'ashram de Ama... Cette Inde, nous la visiterons par ses montagnes - maman et moi partons pour Dharamsala ce soir (12 heures de train de nuit dans les routes sinueuses!) alors qu'est suppose se tenir le Festival himalayen jusqu'au 12 decembre - commemoration du prix Nobel de la paix pour le Dalai Lama et celebration de la culture tibetaine! Retour aux sources, donc, alors que je vais revoir ma famille tibetaine (qui m'avait accueilli 3 mois il y a quelques annes), des amis! Hourra!

Je vous en redonne des nouvelles! D'ici la, soyez en paix, mes amis! Merci!
De la plage de Varkala... des pecheurs au soleil couchant.. Eh oui, nous avons fait de la plage en Inde! Mais que quelques jours, et des jours douxet apaisants! Merci la vie!


Maman et moi sous le charme du Kerala! Sheilagh est derrire la camera, mais elle est autant de bonne humeur que nous!


Maman et moi devant l'ashram de Ma Amritanandamayi Devi mieux connue sous le nom de Hugging Mother ou Ama. Je voulais vraiment aller y faire un tour... un chauffeur de rickshaw absolument comique nous y a conduit - en fait, j'ai meme conduit le rickshaw - accompagne du chauffeur, bien sur, heureusement!!!- pendant une bonne demi-heure sur les routes plus tranquilles du coin...
Ama est une "sainte vivante", une femme dont l'amour et la presence ont attire des millions de gens vers elle au fil des ans pour recevoir une caresse - deux mille vivent avec elle dans son ashram.
Maman et moi pensions qu'elle n'allait pas etre au ashram, la croyant aux Etats-Unis. Arrivees la-bas, nous avons appris qu'elle reviendrait au ashram au cours de l'apres-midi. En nous promenant, nous tombons sur cette foule.. qui attend la venue d'Ama. Une bonne centaine se pressent donc pour la recevoir devant sa demeure... Quelques minutes de chaleur et de compression plus tard, nous la voyons, avec son immense sourire et ses bras grands ouverts, debarquer de l'auto. Pas eu la chance de recevoir une caresse de sa part, mais deja sa presence a un effet sur nous. Vous pouvez lire sur elle sur internet. Mais parfois, il faut le voir pour savoir.

Kerala, la tranquille heureuse

Sur les backwaters du Kerala, a partir de Kochi: une journee de promenade en bateau au travers des corridors d'eau qui couvrent la region ; villages de pecheurs traditionnels abondent, arbres fruitiers, calme omnipresent.. il y a des gens dont la vie passe, comme cela, tout doucement...


Les cocotiers... l'abondance! Et les noix de coco les plus fraiches possibles - 20-30 jours de croissance - un jus doux et sucre, une chaire gelatineuse... et des arbres sveltes a tout point de vue!