samedi 25 octobre 2008
Brasôv, la belle et touristique ville au pied des montagnes
Un peu de nouvelles avant les montagnes!!
Bonjour la gang!
Nous sommes maintenant à Brasov (prononcer Brachov) depuis 2 jours... hier et aujourd'hui particulierement il fait frettttte!! Il fait peut-etre entre 5 et 10 degres mais c'est humide et nos os sont transis!
Nous partons demain pour les montagnes Apuseni... les montagnes les plus inconnues de la Roumanie.. De ce que l'on en sait, dans ces montagnes, il y a encore des villages et des habitants mais ils ont peine à survivre... On peut comprendre, la Roumanie se développe a une vitesse folle depuis la fin du communisme et ce développement semble tres inégalitaire... Les protections sociales sont minimales et semblent insuffisantes...
Nous avons appris qu'il y a des gens a la retraite, apres avoir travaillé toute leur vie, qui touche une pension dérisoire (Un cas, 100 euros par mois et l'autre environ 300) Du au développement effrené de la Roumanie, le cout de la vie augmente et ces pensions sont plus qu'insuffisantes. De plus, l'assurance-maladie pait seulement les médicaments les moins chers... les plus chers sont à la charge des individus semble-t-il..
Le capitalisme s'est installé tres rapidement ici et on sait à quel point il peut etre sauvage et pervers. En contrepartie, le communisme a été dévastateur et a mené à des atrocités sans nom... Que de réflexions à mener! J'en viens à regretter un certain modele québécois... social-démocrate... qui se tourne de plus en plus (et depuis longtemps) vers le néo-libéralisme! Nous voyons bien avec la crise actuelle a quel point le tout-marché est pervers et ne mene pas à l'enrichissement (ou le bien-etre) collectif mais à l'enrichissement de certains. "Y'en a qui ont toute pis toutes les autres ont rien...!!"
Quoi qu'il en soit, et pour revenir aux villages dans les montagnes, certains habitants ont créé une association regroupant des gens prets à acceuillir des touristes (chambres d'hotes) qui souhaitent découvrir la région. Les revenus dégagés contriburaient donc à permettre à ces personnes de continuer à vivre chez eux. Les montagnes des Apusenis et l'association en question ne bénéficient pas d'une diffusion a grande échelle comme certaines zones touristiques de la Roumanie.
Nous partons donc ce soir en train de nuit et arriverons demain soir chez les premiers habitants de ce coin. Ils nous préparerons a souper et nous dormirons chez eux. Durant le semaine ou nous serons là-bas, nous marcherons d'un endroit à l'autre... dans un coin sans électricité et eau courante parait-il... Nous verrons bien!! Il risque de faire froid en tout cas...
Sur ce, à bientot...
Jason
Nous sommes maintenant à Brasov (prononcer Brachov) depuis 2 jours... hier et aujourd'hui particulierement il fait frettttte!! Il fait peut-etre entre 5 et 10 degres mais c'est humide et nos os sont transis!
Nous partons demain pour les montagnes Apuseni... les montagnes les plus inconnues de la Roumanie.. De ce que l'on en sait, dans ces montagnes, il y a encore des villages et des habitants mais ils ont peine à survivre... On peut comprendre, la Roumanie se développe a une vitesse folle depuis la fin du communisme et ce développement semble tres inégalitaire... Les protections sociales sont minimales et semblent insuffisantes...
Nous avons appris qu'il y a des gens a la retraite, apres avoir travaillé toute leur vie, qui touche une pension dérisoire (Un cas, 100 euros par mois et l'autre environ 300) Du au développement effrené de la Roumanie, le cout de la vie augmente et ces pensions sont plus qu'insuffisantes. De plus, l'assurance-maladie pait seulement les médicaments les moins chers... les plus chers sont à la charge des individus semble-t-il..
Le capitalisme s'est installé tres rapidement ici et on sait à quel point il peut etre sauvage et pervers. En contrepartie, le communisme a été dévastateur et a mené à des atrocités sans nom... Que de réflexions à mener! J'en viens à regretter un certain modele québécois... social-démocrate... qui se tourne de plus en plus (et depuis longtemps) vers le néo-libéralisme! Nous voyons bien avec la crise actuelle a quel point le tout-marché est pervers et ne mene pas à l'enrichissement (ou le bien-etre) collectif mais à l'enrichissement de certains. "Y'en a qui ont toute pis toutes les autres ont rien...!!"
Quoi qu'il en soit, et pour revenir aux villages dans les montagnes, certains habitants ont créé une association regroupant des gens prets à acceuillir des touristes (chambres d'hotes) qui souhaitent découvrir la région. Les revenus dégagés contriburaient donc à permettre à ces personnes de continuer à vivre chez eux. Les montagnes des Apusenis et l'association en question ne bénéficient pas d'une diffusion a grande échelle comme certaines zones touristiques de la Roumanie.
Nous partons donc ce soir en train de nuit et arriverons demain soir chez les premiers habitants de ce coin. Ils nous préparerons a souper et nous dormirons chez eux. Durant le semaine ou nous serons là-bas, nous marcherons d'un endroit à l'autre... dans un coin sans électricité et eau courante parait-il... Nous verrons bien!! Il risque de faire froid en tout cas...
Sur ce, à bientot...
Jason
mercredi 22 octobre 2008
Bucuresti
Palais du Parlement - folie de grandeur que le défunt chef communiste-dictateur Caeusescu a fait construire à partir de 1983. Il n'a pas pu le voir terminé puisqu'en 1989, lors de la révolution et de l'assassinat de l'homme d'Etat, il n'était pas terminé. Le palais a failli devenir le plus grand casino du monde (suite à l'offre d'un riche Américain)... Mais il est (heureusement!) devenu le siège des institutions de l'Etat.
Place Victoriei, et Jas bien tranquille dans le traffic fou!
mardi 21 octobre 2008
Romania, entre néons et violons
Aujourd'hui journée biz biz biz... Bon, nous avions quelques objets de quête, quelques aiguilles à trouver dans cette botte de fourrure. Nous cherchions carte d'appel internationale, barbier, puis caméra (ah, parce que je ne vous avais pas dit encore que... j'ai perdu ma caméra, eh oui merde!).
Alors, première tentative: carte d'appel. Arrêt dans un petit magasin. Pas un mot de français ni d'anglais. Pas de carte. Marche un peu plus. Arrêt dans un autre - même situation. Entre temps, on croise un homme fort sympathique à qui l'on échange quelques mots et à qui on demande pourquoi le bas des troncs d'arbre est peint en blanc - vous aussi vous auriez voulu savoir, hein? - Eh bien, c'est une pratique ancienne qui visait à protéger les arbres des insectes ravageurs...
Entre-temps, toujours, on croise quelques-uns de ces nombreux et tout à fait adorables, quoiqu'un peu piteux chiens qui errent dans les rues de la ville. On s'arrête à la gare, où l'on s'apperçoît que pas même la préposée à l'information touristique parle le français ou l'anglais. On arrive tout de même, évidemment, à acheter nos billets pour Brasov - ville un peu plus au Nord de Bucarest, où nous partirons jeudi.
Jas recherche toujours un barbier - encore à cette heure, pas trouvé. Mais son rêve de se faire raser à la bonne franquette avec un roumain barbier depuis toujours qui coupe les barbes entouré de ses amis de longue date, et qui connaît le quartier comme le fond de sa poche (vous voyez le genre) se réalisera, nous en sommes certains!
Entre-temps, j'ai fini par trouver une carte d'appel international (je sais que cela peut paraître sans intérêt, mais considérez tout de même le peu de tourisme ou d'immigration que nous expose cette petite anecdote!)
Et nous voulions une caméra... On nous a conseillé le Carrefour. Après multiples petits détours et recoins, nous sommes arrivés dans ce shopping mall immense, et ce Carrefour, digne du Wal-Mart et aussi assourdissant que trois centre commerciaux rimouskois réunis! Et bye bye le communisme, c'est signé pour toujours, depuis longtemps déjà, nous dira-t-on!! En effet, sur les façades de ces immenses blocs à appartements de l'ère communiste se trouvent aujourd'hui d'immenses pancartes publicitaires... (C'est en 1989, suite à la révolution de décembre, qu'est mort le communisme roumain. Une croix le symbolise en plein coeur du quartier financier-commercial de Bucuresti. Dans le quartier même où hier soir, aux devants du McDonald, un viel homme jouait du violon. Et c'est quand un jeune couple lui a donné quelques sous... afin de monter sur un pèse-personne, que nous avons réalisé le double-service qu'offrait cet artiste-mendiant!)
Et ce soir, comme pour marquer encore plus somptueusement ces chocs de culture, nous sommes allés voir un spectacle de musique traditionnelle roumaine, en plein coeur du quartier consulaire de Bucuresti. Un petit délice, des plus authentiques, loin de marionnettes folkloriques. A la fin, toute la foule chantait des airs de traditions.
Et noroc! Nous buvons à ta santé Romania! Puis nous mangeons une pâtisserie pleine de crème et de pâte feuilletée à la santé de tous nos amis et familles!
(Je prends conscience que ce message témoigne tout à fait de ce regard voyageur-"occidental" sur la Roumanie: entre recherche du traditionnel, du différent ; et choc face à cette modernité vrombrissante. Mais notre regard ne se situe pas que dans ces extrêmes, il vogue et divague entre celles-ci, comme on goûte en réalité, pour la presque-première fois et avec surprises, à une histoire qu'on nous avait racontée...)
Alors, première tentative: carte d'appel. Arrêt dans un petit magasin. Pas un mot de français ni d'anglais. Pas de carte. Marche un peu plus. Arrêt dans un autre - même situation. Entre temps, on croise un homme fort sympathique à qui l'on échange quelques mots et à qui on demande pourquoi le bas des troncs d'arbre est peint en blanc - vous aussi vous auriez voulu savoir, hein? - Eh bien, c'est une pratique ancienne qui visait à protéger les arbres des insectes ravageurs...
Entre-temps, toujours, on croise quelques-uns de ces nombreux et tout à fait adorables, quoiqu'un peu piteux chiens qui errent dans les rues de la ville. On s'arrête à la gare, où l'on s'apperçoît que pas même la préposée à l'information touristique parle le français ou l'anglais. On arrive tout de même, évidemment, à acheter nos billets pour Brasov - ville un peu plus au Nord de Bucarest, où nous partirons jeudi.
Jas recherche toujours un barbier - encore à cette heure, pas trouvé. Mais son rêve de se faire raser à la bonne franquette avec un roumain barbier depuis toujours qui coupe les barbes entouré de ses amis de longue date, et qui connaît le quartier comme le fond de sa poche (vous voyez le genre) se réalisera, nous en sommes certains!
Entre-temps, j'ai fini par trouver une carte d'appel international (je sais que cela peut paraître sans intérêt, mais considérez tout de même le peu de tourisme ou d'immigration que nous expose cette petite anecdote!)
Et nous voulions une caméra... On nous a conseillé le Carrefour. Après multiples petits détours et recoins, nous sommes arrivés dans ce shopping mall immense, et ce Carrefour, digne du Wal-Mart et aussi assourdissant que trois centre commerciaux rimouskois réunis! Et bye bye le communisme, c'est signé pour toujours, depuis longtemps déjà, nous dira-t-on!! En effet, sur les façades de ces immenses blocs à appartements de l'ère communiste se trouvent aujourd'hui d'immenses pancartes publicitaires... (C'est en 1989, suite à la révolution de décembre, qu'est mort le communisme roumain. Une croix le symbolise en plein coeur du quartier financier-commercial de Bucuresti. Dans le quartier même où hier soir, aux devants du McDonald, un viel homme jouait du violon. Et c'est quand un jeune couple lui a donné quelques sous... afin de monter sur un pèse-personne, que nous avons réalisé le double-service qu'offrait cet artiste-mendiant!)
Et ce soir, comme pour marquer encore plus somptueusement ces chocs de culture, nous sommes allés voir un spectacle de musique traditionnelle roumaine, en plein coeur du quartier consulaire de Bucuresti. Un petit délice, des plus authentiques, loin de marionnettes folkloriques. A la fin, toute la foule chantait des airs de traditions.
Et noroc! Nous buvons à ta santé Romania! Puis nous mangeons une pâtisserie pleine de crème et de pâte feuilletée à la santé de tous nos amis et familles!
(Je prends conscience que ce message témoigne tout à fait de ce regard voyageur-"occidental" sur la Roumanie: entre recherche du traditionnel, du différent ; et choc face à cette modernité vrombrissante. Mais notre regard ne se situe pas que dans ces extrêmes, il vogue et divague entre celles-ci, comme on goûte en réalité, pour la presque-première fois et avec surprises, à une histoire qu'on nous avait racontée...)
lundi 20 octobre 2008
Apres un mois de décalage: un message de Jason!
Salut la gang,
enfin, enfin, je prends du temps pour vous écrire. C'est drôle parce que je ressentais pas vraiment le besoin d'écrire depuis le début du voyage.
Nous sommes entrés dans un nouveau stade de notre voyage... youpi!!! La France c'était vraiment super d'autant plus qu'on y a vu pleins d'amis. Toutefois il faut dire que ce n'est pas si dépaysant que cela.
La Roumanie. Je ne connais pas grand chose de ce pays. Je sais qu'il y a de nombreux (2-4 millions) de Roms (Aussi appelés Tsiganes ou Gitans)... Ces derniers semblent tres loin de l'image que je m'en avais fait lorsque que je lisais sur eux quand je tentais d'interpréter TITO!!! En fait, il y avait certains Gitans lors des vendanges et ils sont tres durs d'approche... Ils semblent refermés sur eux et ils peuvent te répondre tres sechements lorsqu'ils ont besoin d'un porteur!!! Mais bon, nous étions une majorité de québécois un peu bruyants et qui ne faisaient pas toujours les efforts nécessaires pour leur parler non plus. En groupe, l'exclusion de la différence est facile, voire inconsciente, mais tout a fait présente a mon avis.
Quoi qu'il en soit, ces peuples m'intriguent et j'aimerais mieux les connaitre.
Sur ce, je vous laisse et promet d'écrire plus souvent
Jason
enfin, enfin, je prends du temps pour vous écrire. C'est drôle parce que je ressentais pas vraiment le besoin d'écrire depuis le début du voyage.
Nous sommes entrés dans un nouveau stade de notre voyage... youpi!!! La France c'était vraiment super d'autant plus qu'on y a vu pleins d'amis. Toutefois il faut dire que ce n'est pas si dépaysant que cela.
La Roumanie. Je ne connais pas grand chose de ce pays. Je sais qu'il y a de nombreux (2-4 millions) de Roms (Aussi appelés Tsiganes ou Gitans)... Ces derniers semblent tres loin de l'image que je m'en avais fait lorsque que je lisais sur eux quand je tentais d'interpréter TITO!!! En fait, il y avait certains Gitans lors des vendanges et ils sont tres durs d'approche... Ils semblent refermés sur eux et ils peuvent te répondre tres sechements lorsqu'ils ont besoin d'un porteur!!! Mais bon, nous étions une majorité de québécois un peu bruyants et qui ne faisaient pas toujours les efforts nécessaires pour leur parler non plus. En groupe, l'exclusion de la différence est facile, voire inconsciente, mais tout a fait présente a mon avis.
Quoi qu'il en soit, ces peuples m'intriguent et j'aimerais mieux les connaitre.
Sur ce, je vous laisse et promet d'écrire plus souvent
Jason
Romania, pour voir au-delà des roulés au chou
Buna Ziua!
Eh oui, nous sommes rendus en Roumanie...
Avant d'y arriver, toutefois, un arrêt à Montpellier, pour y voir le temps d'une soirée nos amies franco-québécoises Camille et Catherine La Thebarge... Photos à venir!
Puis, une rencontre surprenante avec un chercheur rencontré lors du Colloque en Deloppement régional à Rimouski : Patrick vient nous chercher au train de Voiron, petite ville voisine de Grenoble, puis nous visitons la distillerie des Moines Chartreux, avec dégustation comprise - alcool/elixir à 70%... wa!
Puis nous allons, eh oui, en vrais Français des montagnes, cueillir les champigons - des Trompettes de la Mort, petits champigons en forme de ------ et ayant la couleur de la ----. Marche merveileuse dans la forêt, puis Elise ne trouve qu'un seul champigon et Jas beaucoup plus... Souper tard tard tard et discussions. Détails pittoresque: le plus proche voisin qu'on ait vue, une vache ; l'eau, sort d'une source fraîche, le coq résonne à plein poumons...
Lendemain, train au travers des Alpes (wow!!) vers Milan, petite promenade dans Milan pas trop émerveillante mais concept de Happy Hour superbe: 7 euros pour un verre, n'importe lequel et antipasti à volonté) de ce qu'on a pu voir puis avion le lendemain vers Bucuresti.
Et ainsi nous sommes. Dormons dans un petit Guest House, et planifions notre épopée roumaine en ville et campagne. Pus de nouvelles dans quelques jours.
Ce qui frappe à date:
la modernité de Bucarest - sommes-nous toujours, vilains voyageurs, à la recherche du pittoresque-bucolique-exotique, ou est-ce que le monde est vraiment réellement en train de s'uniformiser?
Les vendeuses de fleurs sont toujours assises à leur kiosque, jupes fleuries et foulards sur la tête - sont-elles des Roms? A voir.
Nous pensions, hier, en soupant (voir recette du jour): les Roms d'ici et de la France sont comme les Autochtones du Québec-Canada. Pour ce que nous en faisons d'exclusion (subtile ou formelle, tangible), de mépris plus ou moins caché, de différences culturelles parfois choquantes pour les "civilisés", d'exotisme et de rêves à la fois.
Sur ce, bonne route à vous. Même ponctuée d'allers et de retours, elles peut être si belle - c'est peut-être la plus belle de toutes!
Eh oui, nous sommes rendus en Roumanie...
Avant d'y arriver, toutefois, un arrêt à Montpellier, pour y voir le temps d'une soirée nos amies franco-québécoises Camille et Catherine La Thebarge... Photos à venir!
Puis, une rencontre surprenante avec un chercheur rencontré lors du Colloque en Deloppement régional à Rimouski : Patrick vient nous chercher au train de Voiron, petite ville voisine de Grenoble, puis nous visitons la distillerie des Moines Chartreux, avec dégustation comprise - alcool/elixir à 70%... wa!
Puis nous allons, eh oui, en vrais Français des montagnes, cueillir les champigons - des Trompettes de la Mort, petits champigons en forme de ------ et ayant la couleur de la ----. Marche merveileuse dans la forêt, puis Elise ne trouve qu'un seul champigon et Jas beaucoup plus... Souper tard tard tard et discussions. Détails pittoresque: le plus proche voisin qu'on ait vue, une vache ; l'eau, sort d'une source fraîche, le coq résonne à plein poumons...
Lendemain, train au travers des Alpes (wow!!) vers Milan, petite promenade dans Milan pas trop émerveillante mais concept de Happy Hour superbe: 7 euros pour un verre, n'importe lequel et antipasti à volonté) de ce qu'on a pu voir puis avion le lendemain vers Bucuresti.
Et ainsi nous sommes. Dormons dans un petit Guest House, et planifions notre épopée roumaine en ville et campagne. Pus de nouvelles dans quelques jours.
Ce qui frappe à date:
la modernité de Bucarest - sommes-nous toujours, vilains voyageurs, à la recherche du pittoresque-bucolique-exotique, ou est-ce que le monde est vraiment réellement en train de s'uniformiser?
Les vendeuses de fleurs sont toujours assises à leur kiosque, jupes fleuries et foulards sur la tête - sont-elles des Roms? A voir.
Nous pensions, hier, en soupant (voir recette du jour): les Roms d'ici et de la France sont comme les Autochtones du Québec-Canada. Pour ce que nous en faisons d'exclusion (subtile ou formelle, tangible), de mépris plus ou moins caché, de différences culturelles parfois choquantes pour les "civilisés", d'exotisme et de rêves à la fois.
Sur ce, bonne route à vous. Même ponctuée d'allers et de retours, elles peut être si belle - c'est peut-être la plus belle de toutes!
MerciS
Avant de quitter mentalement la France et de plonger formellement dans les mots roumains, nous nous devions de faire un dernier hommage à nos amis-hôtes, ceux qui nous ont accueillis durant des jours et des jours de pérégrinations. Et j'ai nommé:
A Bordeaux:
Marion, maman de Camille, qui nous a offert la plus grande confiance de nous prêter sa magnifique maison pour une fin de semaine avant même de nous rencontrer
JB, qui nous a partagé sa chambre et ses soupers de pâté chinois et de requin arrosé de rhum
Puis Aude et Ananas, qui nous ont partagé leur chambre/appart et leur éternelle joie de vivre
A Montpellier: Ti-Papoutte, qui nous a offert son salon et ses conversations profondes et ses rires
A Grenoble: Patrick, qui nous a fait faire le tour de sa montagne et une visite chez les Chartreux, puis un souper long comme trois
Merci à ceux-là et aux autres et en avant vers de nouvelles rencontres...
A Bordeaux:
Marion, maman de Camille, qui nous a offert la plus grande confiance de nous prêter sa magnifique maison pour une fin de semaine avant même de nous rencontrer
JB, qui nous a partagé sa chambre et ses soupers de pâté chinois et de requin arrosé de rhum
Puis Aude et Ananas, qui nous ont partagé leur chambre/appart et leur éternelle joie de vivre
A Montpellier: Ti-Papoutte, qui nous a offert son salon et ses conversations profondes et ses rires
A Grenoble: Patrick, qui nous a fait faire le tour de sa montagne et une visite chez les Chartreux, puis un souper long comme trois
Merci à ceux-là et aux autres et en avant vers de nouvelles rencontres...
jeudi 16 octobre 2008
Du raisin à perte de vue
Ici tout va! Après une dizaine de jours sans nouvelles, en voici des fraîches!
Sommes rendus à Montpellier après une courte soiree a Bordeaux encore une fois avec nos amis -Aude et JB. Avons peu dormi mais dormi dans le train et nous voyons notre autre amie québécoise, Catherine la Thébarge, tout à l'heure. C'est vraiment la thématique de notre 1ere partie/1er mois de voyage: les amis; le monde franco-québécois - avec tous ces québécois aux vendanges!!
Justement, aux vendanges, mélange des genres/ une grrrosse gang de québécois dans la jeune vingtaine, des un peu moins jeunes Français vivant des fruits ou autre jobines à longueur d'année... Et rencontres super intéressantes aussi, celles superficielles mais si explicites avec les Gens du voyage (ou un peu moins poliement, selon les Français, avec les Gitans). Difficiles à saisir (leurs origines, mode de vie, leur rapport à la France et à leur comunauté large) les Gens du voyage vivent en "meutes". Parlent le Français mais d'un ton qui leur est propre ; ne semblent pas s'ouvrir beaucoup aux "Français" ; ont un humour parfois rude, ou choquant - à notre sens, du moins...
Certains parlent d'eux comme des voleurs ou des mafieux, mais au fond les menaces de vol durant les vendanges provenaient plutôt de jeunes du coin et de toute façon, je n'en sais rien... Entendu raconter, toutefois, leur mauvaise réputation dès leur jeunes âges, leur (auto?)exclusion sur des générations. Lu aussi que la France, paraîtrait-il les intègre mieux que nombre de pays européens... Première insertion, donc, dans ce que nous croyions que l'est allait nous faire rencontrer. Vivement les vendanges!
Et que les autres le sache/ si vous prévoyez faire les vendanges, sachez que vous devrez être d'une très grande flexibilité pour les dates - il faut dire que cette année, le climat a retardé de beaucoup de début de la cueillette. Bref, de belles journées pas trop longues au final, et qui exigent un travail assez demandant mais ponctué de belles et fréquentes pauses... Des repas 5 services au midi et au soir (pas de la GRANDE bouffe, mais très bonne et abondante!!!) arrosés de vin - que les riches propriétaires du vignoble auront pris soin de diluer préalablement avec de l'eau, semble-t-il...
Sommes rendus à Montpellier après une courte soiree a Bordeaux encore une fois avec nos amis -Aude et JB. Avons peu dormi mais dormi dans le train et nous voyons notre autre amie québécoise, Catherine la Thébarge, tout à l'heure. C'est vraiment la thématique de notre 1ere partie/1er mois de voyage: les amis; le monde franco-québécois - avec tous ces québécois aux vendanges!!
Justement, aux vendanges, mélange des genres/ une grrrosse gang de québécois dans la jeune vingtaine, des un peu moins jeunes Français vivant des fruits ou autre jobines à longueur d'année... Et rencontres super intéressantes aussi, celles superficielles mais si explicites avec les Gens du voyage (ou un peu moins poliement, selon les Français, avec les Gitans). Difficiles à saisir (leurs origines, mode de vie, leur rapport à la France et à leur comunauté large) les Gens du voyage vivent en "meutes". Parlent le Français mais d'un ton qui leur est propre ; ne semblent pas s'ouvrir beaucoup aux "Français" ; ont un humour parfois rude, ou choquant - à notre sens, du moins...
Certains parlent d'eux comme des voleurs ou des mafieux, mais au fond les menaces de vol durant les vendanges provenaient plutôt de jeunes du coin et de toute façon, je n'en sais rien... Entendu raconter, toutefois, leur mauvaise réputation dès leur jeunes âges, leur (auto?)exclusion sur des générations. Lu aussi que la France, paraîtrait-il les intègre mieux que nombre de pays européens... Première insertion, donc, dans ce que nous croyions que l'est allait nous faire rencontrer. Vivement les vendanges!
Et que les autres le sache/ si vous prévoyez faire les vendanges, sachez que vous devrez être d'une très grande flexibilité pour les dates - il faut dire que cette année, le climat a retardé de beaucoup de début de la cueillette. Bref, de belles journées pas trop longues au final, et qui exigent un travail assez demandant mais ponctué de belles et fréquentes pauses... Des repas 5 services au midi et au soir (pas de la GRANDE bouffe, mais très bonne et abondante!!!) arrosés de vin - que les riches propriétaires du vignoble auront pris soin de diluer préalablement avec de l'eau, semble-t-il...
dimanche 5 octobre 2008
Le lendemain de la veille
Nous sommes rentrés à Bordeaux. Apres deux jours de marche. Premier de 18 km et 2e de 28 km. Grosses journées en commençant pas trop préparés. Jas avait mal à la cheville et c'était compliqué de se loger parce que sans crédential. Mais c'était génial. Donne le goût de faire Compostelle et on a pu voir la campagne de l'intérieur - physiquement, par les chemins puis par la lenteur, aussi. A chacun des deux soirs, nous avons été sauvés par une chance qui nous a fait échapper à des complications importantes - genre ne pas pouvoir dormir nulle part dans le village.
Bref, sommes allée à St-Emilion, village médiéval royaume du bon vin et des bourgeois fringuants et possiblement insensibles au fait qu'il ne semble pas avoir de vie autre que le commerce dans ce village. Lisons Le pélerin russe - inspirant.
Sommes rentrés à Bordeaux, donc, aussi pour voir Aude, amie française de Rimouski et Catherine (la Thébarge) qui étaient de passage. Bon souper, avec cuisinier qui s'assoit à la table pour jaser et qui nous offre du rhum au caramel. Bouteille de porto à 35 euros et bouffe succulente.
Donc, aujourd'hui nous sommes lendemain de veille, mais heureux.
Parfois, la vie est tellement belle lorsque, presque trop tranquilles, le cerveau éteint par l'alcool de la veille, on regarde la vie passer et on s'y sent vachement dedans, avec une poésie qui nous passe de tous les côtés. Poésie qui nous sort des yeux, donnée au passage par des quotidiens qui nous paraissent soudainement bénis par la vie
.
Bref, sommes allée à St-Emilion, village médiéval royaume du bon vin et des bourgeois fringuants et possiblement insensibles au fait qu'il ne semble pas avoir de vie autre que le commerce dans ce village. Lisons Le pélerin russe - inspirant.
Sommes rentrés à Bordeaux, donc, aussi pour voir Aude, amie française de Rimouski et Catherine (la Thébarge) qui étaient de passage. Bon souper, avec cuisinier qui s'assoit à la table pour jaser et qui nous offre du rhum au caramel. Bouteille de porto à 35 euros et bouffe succulente.
Donc, aujourd'hui nous sommes lendemain de veille, mais heureux.
Parfois, la vie est tellement belle lorsque, presque trop tranquilles, le cerveau éteint par l'alcool de la veille, on regarde la vie passer et on s'y sent vachement dedans, avec une poésie qui nous passe de tous les côtés. Poésie qui nous sort des yeux, donnée au passage par des quotidiens qui nous paraissent soudainement bénis par la vie
.
jeudi 2 octobre 2008
Sur la route
Jas et moi avons eu la nouvelle que nous commencerons les vendanges mardi prochain, le 7 octobre. En attendant, partons faire un petit bout de Compostelle, chemin de Vézeley... JB nous a permis d'alléger notre sac à dos chez lui... On se rend donc directo aux vendanges lundi soir jusqu'au 16 octobre, jour du train vers Montpellier... A bientôt, donc!
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