mardi 21 octobre 2008

Romania, entre néons et violons

Aujourd'hui journée biz biz biz... Bon, nous avions quelques objets de quête, quelques aiguilles à trouver dans cette botte de fourrure. Nous cherchions carte d'appel internationale, barbier, puis caméra (ah, parce que je ne vous avais pas dit encore que... j'ai perdu ma caméra, eh oui merde!).

Alors, première tentative: carte d'appel. Arrêt dans un petit magasin. Pas un mot de français ni d'anglais. Pas de carte. Marche un peu plus. Arrêt dans un autre - même situation. Entre temps, on croise un homme fort sympathique à qui l'on échange quelques mots et à qui on demande pourquoi le bas des troncs d'arbre est peint en blanc - vous aussi vous auriez voulu savoir, hein? - Eh bien, c'est une pratique ancienne qui visait à protéger les arbres des insectes ravageurs...

Entre-temps, toujours, on croise quelques-uns de ces nombreux et tout à fait adorables, quoiqu'un peu piteux chiens qui errent dans les rues de la ville. On s'arrête à la gare, où l'on s'apperçoît que pas même la préposée à l'information touristique parle le français ou l'anglais. On arrive tout de même, évidemment, à acheter nos billets pour Brasov - ville un peu plus au Nord de Bucarest, où nous partirons jeudi.

Jas recherche toujours un barbier - encore à cette heure, pas trouvé. Mais son rêve de se faire raser à la bonne franquette avec un roumain barbier depuis toujours qui coupe les barbes entouré de ses amis de longue date, et qui connaît le quartier comme le fond de sa poche (vous voyez le genre) se réalisera, nous en sommes certains!

Entre-temps, j'ai fini par trouver une carte d'appel international (je sais que cela peut paraître sans intérêt, mais considérez tout de même le peu de tourisme ou d'immigration que nous expose cette petite anecdote!)

Et nous voulions une caméra... On nous a conseillé le Carrefour. Après multiples petits détours et recoins, nous sommes arrivés dans ce shopping mall immense, et ce Carrefour, digne du Wal-Mart et aussi assourdissant que trois centre commerciaux rimouskois réunis! Et bye bye le communisme, c'est signé pour toujours, depuis longtemps déjà, nous dira-t-on!! En effet, sur les façades de ces immenses blocs à appartements de l'ère communiste se trouvent aujourd'hui d'immenses pancartes publicitaires... (C'est en 1989, suite à la révolution de décembre, qu'est mort le communisme roumain. Une croix le symbolise en plein coeur du quartier financier-commercial de Bucuresti. Dans le quartier même où hier soir, aux devants du McDonald, un viel homme jouait du violon. Et c'est quand un jeune couple lui a donné quelques sous... afin de monter sur un pèse-personne, que nous avons réalisé le double-service qu'offrait cet artiste-mendiant!)

Et ce soir, comme pour marquer encore plus somptueusement ces chocs de culture, nous sommes allés voir un spectacle de musique traditionnelle roumaine, en plein coeur du quartier consulaire de Bucuresti. Un petit délice, des plus authentiques, loin de marionnettes folkloriques. A la fin, toute la foule chantait des airs de traditions.

Et noroc! Nous buvons à ta santé Romania! Puis nous mangeons une pâtisserie pleine de crème et de pâte feuilletée à la santé de tous nos amis et familles!


(Je prends conscience que ce message témoigne tout à fait de ce regard voyageur-"occidental" sur la Roumanie: entre recherche du traditionnel, du différent ; et choc face à cette modernité vrombrissante. Mais notre regard ne se situe pas que dans ces extrêmes, il vogue et divague entre celles-ci, comme on goûte en réalité, pour la presque-première fois et avec surprises, à une histoire qu'on nous avait racontée...)

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